La résidence des sadiques

Petit coin spécialement aménagé pour toi, l'écrivain qui s'ignore.

Re: La résidence des sadiques

Messagede Kharas Jenaï le Ven 6 Nov 2009 02:21

Warning: texte pouvant choquer les tous jeunes n'enfants. Goliath, tu sors. Non mais sérieusement, certains pourraient être pas très à l'aise, c'est un chtit peu violent
Vieux texte avec un perso qu'il est temps de ressortir dans la résidence des sadiques. Et euh...pas de titre parce que c'est grave la loose les titres 8D


Le garçon se tenait recroquevillé dans un coin de la pièce, les mains posées sur sa tête et tremblant de tous ses membres. Du coin de l’œil, il surveillait les faits et gestes de l’homme, se repliant un peu plus sur lui-même chaque fois que celui-ci faisait mine de s’approcher. Il retint un cri apeuré lorsqu’une main s’abattit sur son épaule. Tournant la tête, il découvrit un autre garçon agrippé à lui, la tête en sang et qui le suppliait du regard. « Sauve-moi ».
L’homme s’approcha d’eux, un sourire malsain affiché sur ses lèvres minces. Il était grand, de longs cheveux blanc qu’il laissait cascader sur ses épaules, parsemés de tâches sombres par endroit. Ses yeux verts scrutaient les deux garçons devant lui, comme s’il avait du mal à se décider. Finalement, il tendit la main vers le plus jeune et lui attrapa le poignet, le forçant à lâcher l’autre. Le pauvre hurla de terreur, alors que son geôlier l’entrainait de nouveau dans la pièce voisine, la pièce sombre.
Le premier garçon se couvrit le visage de ses mains, étouffant un sanglot. Il savait très bien ce qu’il se passait à côté. Il était arrivé avec les autres deux semaines auparavant, et désormais il ne restait plus que lui. L’homme venait chaque soir, en choisissait un et disparaissait durant des heures dans l’autre pièce. Et plus jamais on ne le revoyait.
Une fois, alors que la lumière était restée allumée, il avait réussi à voir ce qu’il y avait « là-bas ». Une table de fer pourvue d’attaches de métal, une autre de bois où étaient exposés d’étranges instruments brillants, et un canapé. Et du sang séché, en grande quantité.
Un hurlement de douleur lui vrilla les tympans, alors qu’il éclatait en sanglots. Il essaya de se boucher les oreilles, ne plus entendre les cris déchirants et les suppliques, alors que le rire du geôlier retentissait dans la cellule.
- Papa…
Il aurait voulu retourner chez lui, retrouver la cabane misérable où sa famille s’entassait. Ses petites sœurs pleuraient sans doute qu’elles avaient faim, alors que sa mère s’affairait autour du chaudron où mijotait la soupe. Etant l’aîné, il se serait occupé de nourrir le bébé, avant d’aller couper du bois dehors. Mais parce qu’il avait fait confiance à son père lorsque celui-ci avait dit vouloir lui faire connaître la ville, parce qu’il l’avait suivi aveuglément, il se trouvait enfermé là, à attendre la mort. Il se souvenait encore de la ruelle sombre où s’était déroulée la transaction, lorsque le gros monsieur avait donné un sac plein d’or à son père avant de le trainer derrière lui. Il avait essayé de se débattre, mais la gifle que la brute lui avait assénée l’avait à moitié assommé. Lorsqu’il s’était réveillé, il s’était retrouvé au milieu d’autres enfants, des orphelins pour la plupart. Et puis le cauchemar avait commencé.

Enfin les cris cessèrent, et il put retirer ses mains de ses oreilles. La porte s’ouvrit dans un grincement terrible, et l’homme entra dans la pièce avant de s’accroupir devant lui. Son sourire était encore plus fou, plus terrifiant que jamais. Ses mains, son visage et ses cheveux étaient tâchés de sang, ce sang qui maculait aussi sa chemise mal boutonnée.
- Le plus mignon pour la fin…
Le garçon ferma fort les yeux, incapable de supporter sa vue sans avoir envie de vomir.
- Seigneur...
Une voix qui lui était inconnu résonna dans la pièce. Avec soulagement, il sentit l’homme se relever et se tourner vers la porte.
- Ceci pour vous… Ca trainait près du château.
- Jetez ça dans un coin, je m’en occuperais plus tard.
Le garçon entendit le bruit d’un corps qu’on balance sur les dalles de pierre, avant que la porte ne se referme. Il attendit longtemps avant d’oser rouvrir les yeux, découvrant avec soulagement que l’homme était parti. Sur le sol devant lui, il vit une femme allongée, du sang coulant de sa tempe. Prenant son courage à deux mains, il rampa jusqu’à elle, découvrant une elfe aux longs cheveux blonds, simplement évanouie. Avec honte, il se surprit à penser que la malheureuse allait peut être y passer le lendemain, ce qui lui laisserait la vie sauve un jour de plus.
L’elfe laissa échapper un grognement, avant de se redresser lentement, une main portée à sa tête. Il se recula brusquement, apeuré. Elle tourna la tête vers lui et le dévisagea curieusement, avant de lui offrir un sourire rassurant.
- Hey… Comment tu t’appelles toi ?
Le garçon se réfugia à nouveau dans son coin, avant de balbutier d’une voix tremblante.
- Nulalié…
- C’est un joli nom, répondit doucement l’elfe en se rapprochant de lui. Moi c’est Kyosa.
Il ne chercha pas à fuir lorsqu’elle posa sa main dans ses cheveux pour les lui ébouriffer gentiment. Il baissa lentement la tête, serrant les poings pour essayer de retenir ses larmes.
- Shhh… tu peux pleurer si tu veux.
Avant qu’il ne s’en rende compte, l’elfe avait passé ses bras autour de lui et le serrait tendrement entre ses bras. Il attrapa doucement son haut et le serra entre ses doigts, pleurant de tout son soûl alors qu’elle le berçait. Et entre deux sanglots, il lui expliqua comment il était arrivé là, les autres enfants qui disparaissaient et ne revenaient pas, et l’homme aux cheveux blanc qui riait toujours quand il en emmenait un dans l’autre pièce. Elle l’écouta sans l’interrompre, et une fois qu’il eut fini, déposa un baiser sur son front. Se sentant un peu mieux, le garçon s’endormit dans ses bras, sans voir la flamme de la haine briller dans le regard de sa compagne de cellule.
- Je ne le laisserai pas te tuer…Je ne le laisserai plus tuer personne…

Le lendemain soir, l’homme revint. Nulalié se cacha derrière Kyosa, terrorisé par le regard gourmand que lui adressa leur bourreau.
- Alors, lequel des deux choisirons-nous ce soir…
L’elfe s’avança alors, le menton relevé en signe de fierté.
- Je te propose un petit défi, petit enfoiré. Tue-moi avant de le tuer.
L’homme haussa un sourcil, avant d’éclater d’un rire enfiévré. Quand enfin il se calma, ce fut pour se rendre compte que la jeune femme ne plaisantait pas.
- Et en quoi… te tuer serait un défi ?
- Parce que je suis immortelle, et que je parie que tu ne peux me tuer véritablement, voila tout, expliqua tranquillement l’elfe en plongeant son regard dans le sien.
Aussi surpris que l’homme, Nulalié leva la tête vers Kyosa, les yeux ronds. Il fut impressionné de la voir si droite, si sûre d’elle, n’ayant aucune réaction de peur face au sourire de fou qu’arborait désormais leur geôlier.
- Voila un défi comme je les aime. C’est entendu, je te tuerai avant cet adorable gamin. Tes cris accompagneront son sommeil.
Il s’écarta ensuite, invitant l’elfe à entrer dans la pièce sombre. Kyosa passa une dernière fois sa main dans les cheveux de Nulalié, lui murmurant que tout allait bien se passer, avant de se rendre là où l’homme désirait.
Et même si elle résista plus longtemps que les autres enfants, bientôt ses hurlements retentirent dans le cachot. Finalement, l’homme la ramena vers Nulalié en la traînant par les cheveux. Elle était mal en point, souffrant de nombreuses blessures plus horribles les unes que les autres. Et pourtant, malgré son état, elle réussit encore à sourire à Nulalié qui ne pouvait détacher ses yeux d’elle, horrifié.
- Nous verrons combien de jours de ce traitement tu seras capable de supporter, murmura l’homme à l’oreille de l’elfe avant de la relâcher.
Elle s’écroula au sol, lui adressant un regard noir alors qu’il sortait en riant. Nulalié se précipita aux côtés de Kyosa et l’enveloppa dans leur unique couverture. Il resta la veiller la nuit entière, ne s’endormant qu’au petit matin. Et le soir suivant, il revint.

Cela continua ainsi des jours durant. Kyosa supportait les tortures la nuit, et le jour racontait des histoires fantastiques à Nulalié pour qu’ils oublient ne serait-ce qu’un instant l’horreur de la réalité. Elle lui expliqua qu’elle était un membre important d’un Conseil, et qu’elle était en mission pour son pays lorsqu’elle était tombée dans ce piège. Elle lui raconta qu’elle s’inquiétait pour ses amis et son petit-ami, restés sans nouvelles depuis tout ce temps. Et Nulalié la trouva d’autant plus admirable de se soucier encore des autres, alors qu’elle était enfermée dans le pire endroit du monde.
Un soir, alors que ce seigneur avait encore emmené la jeune femme, Nulalié ne put pas résister plus longtemps et s’avança jusqu’à la porte de l’autre pièce, serrant fermement la cruche en terre cuite entre ses mains. Il manqua de pousser un cri d’effroi en découvrant Kyosa attachée à la table, le corps transpercé par une demi-douzaine de machettes. L’homme était penché sur elle, et il retira les armes une à une, se délectant des soubresauts de douleur qui parcouraient le corps de sa victime à chaque fois. L’elfe ne pouvait plus hurler, épuisée. Ses poings se desserrèrent lentement alors que son corps se détendait, ses yeux à demi fermés. L’homme s’allongea doucement sur elle et posa ses mains sur ses poignets, avant de venir lentement lécher le sang qui coulait de la gorge délicate de la jeune femme.
Nulalié en laissa tomber la cruche, qui se brisa à ses pieds, portant ses mains à ses lèvres. L’homme releva lentement la tête et sourit en l’apercevant à la porte, avant de retourner lécher le sang sans le quitter du regard. Le garçon se détourna brusquement et retourna se recroqueviller dans son coin, terrorisé.
Lorsqu’il ramena Kyosa et s’en alla, Nulalié essaya de s’excuser auprès de l’elfe, retenant ses larmes difficilement alors qu’elle le regardait tristement. Elle réussit à lever la main et la posa doucement sur la joue du garçon, avant de lui murmurer.
- Ne pleure pas… Bientôt, ils viendront nous sauver… et on repartira, tous les deux…sur Ayasu, comme je te l’ai promis.
Nulalié ferma les yeux et posa ses mains sur celle de l’elfe, la serrant doucement. Il ne savait pas comment elle faisait pour se montrer aussi forte, mais il se jura que plus jamais il ne serait lâche, afin qu’elle soit fière de lui. Il s’allongea ensuite près d’elle et s’endormit, blotti contre elle, le cœur bercé par le même espoir que son amie. Bientôt, ils seraient libres.
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Re: La résidence des sadiques

Messagede Aaraon Nilanja le Sam 7 Nov 2009 03:33

* Hum HS c'est marrant de considérer que les exactions sexuelles sont plus détestables et illisibles que la torture et le meurtre sur des sujets du même âge... de l'un on se remet, de l'autre on disparait...bref comme quoi les sensibilités sont fort variablesXD*

Finalement l'immortalité de Kyosia réduit le traitement qu'elle subit, en somme on peut se demander ce qui est le plus flippant entre une forme de torture inconséquente et la disparition pure et dure de l'individu...personnellement je crains d'avantage pour le ptit Nulalié et l'elfette dans la première partie du texte du coup x)

Bref est-ce là la chute ou va-t-on savoir ce qu'il va arriver à notre petit duo de victimes? :/ ou alors sont-ils voués à pis que pendre jusqu'a ce que le tortionaire penche pour la victime la plus aisée à tuer XD

è-é;
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Re: La résidence des sadiques

Messagede Kharas Jenaï le Sam 7 Nov 2009 12:44

réponse au HS: - <) c'est bien pour ça que j'évite de détailler et que je suggère plus facilement que je ne montre. Moi même cette partie me mettant très mal à l'aise, j'avoue que c'est une réussite (la logique? Mal à l'aise = > l'émotion passe). Maintenant ce qu'on ne voit pas forcément, c'est que j'éprouve beaucoup de culpabilité à écrire ça et à mettre en scène un personnage aussi détestable que Jenaël (qui n'est finalement pas le pire de tous, mais Eïre est un trop gros morceau pour là). Si le meurtre était inévitable, il n'y a pas de trucs sexuels parce que ça rendrait l'action encore pire et complètement illisible. Pas mauvaise. Mais dur à lire par sa cruauté.

Bon je peux quand même dire ce qu'il s'est passé ensuite <3 Kyosa était un membre du Conseil d'un pays s'appelant Ayasu, et Jenaël un roubd de ce connard d'Eïre, les copains de Kyosa sont venus casser la gueule à Jenaël avant d'aller gueuler sur Eïre. Nulalié a évidemment été sauvé, adopté par un couple adorable et Jenaël vit toujours, ayant fait une fixette sur Kyosa, ce qui déplait forcément au petit ami de celle ci (perso appartenant à Iksu du nom de Fenris. Faut lire les histoires d'Iksu, elles sont vach'ment bien!)

Merci d'avoir lu et commenté, pour celles qui connaissaient déjà je m'en excuse et je promets un texte sur Eïre la prochaine fois. On aime les méchants ou on ne les aime pas.
:arrow: []
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Re: La résidence des sadiques

Messagede Seth Liekaterinev le Sam 7 Nov 2009 13:19

Oo huuu ok c'est en lien avec Fenris en fait!

Bon ben tout est bien qui finit moins bien que si ca avait fini mal * baf * ( mais j'aimerais savoir Jenaël torture pour le plaisir ou il est cinglé? * soit la nuance est faible XD * )

En fait on peut aussi détester les méchants mais tout de même les écrire, dans le fond rédiger un texte horrible de par son contenu c'est challenging, ca force à sortir de soi et à tenter de comprendre un autre mode de fonctionnement (cela dit, perso mes fous violents pervers... sont fous justement... je ne sais pas si j'arriverais à écrire de même avec un personnage "lucide" donc disposant du même cadre de valeur que moi). Bref tout ca pour dire que ca relève de l'exercice et que tant qu'il s'agit d'empathie ponctuelle et non d'identification...

Au passage dans la remarque purement de forme du texte après le contenu, tu as une écriture très vivante qui permet de bien visualiser les scènes alors qu'étrangement tu ne t'arrêtes en fait pas sur les descriptions (les physiques sont survolés, les décors sont évoqués par des éléments) mais ca fonctionne bien (et ca donne même envie de dessiner). En soit on se "fait un film" en te lisant XD, après personnellement j'aime moins ta facon d'envisager les dialogues, mais c'est aussi qu'ils sont plus épiques que réalistes donc c'est du domaine de la prise de position...
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Re: La résidence des sadiques

Messagede Kharas Jenaï le Sam 7 Nov 2009 13:27

C'est vrai que c'est intéressant pour écrivains et auteurs de tous genres de bien comprendre que leurs personnages ne sont pas eux, et à ce niveau là je n'ai plus de problème. Mais je sais aussi que si je faisais partie de l'histoire, je serais du côté des gentils d'où la colère que j'éprouve envers Jenaël. Lui il a un caractère très simple, il torture parce que ça lui procure des petits frissons dans le corps. Je dois avouer que c'est loin d'être un de mes persos principal.

Pour ce qui est de la forme pur du texte, je suis d'accord avec la partie sur les dialogues, mais ce texte est vieux et c'est un point que j'ai un peu amélioré, même si il me reste beaucoup de travail dessus. Ce que j'arriverai grâce aux critiques, donc vraiment merci. Et la remarque sur le descriptif est tout à fait vrai aussi, je m'en suis rendue compte il y a quelques temps. Cela vient sans doute de mon propre ennui à lire des descriptions de 15 kilomètres que j'oublie deux pages plus loin, alors qu'il est plus facile d'en dire moins et de guider le lecteur à s'imaginer le lieu à travers l'ambiance et l'action.
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Re: La résidence des sadiques

Messagede Ambre Ooji le Sam 7 Nov 2009 13:31

Bon ben j'allais écrire un truc auquel tu réponds dans le post qui a doublé le mien... ;-;

Bon ben... j'ai lu ton post alors =__= (après on s'étonne pourquoi je commente pas quoi xD)
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*hu hu hu <3
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Re: La résidence des sadiques

Messagede Kharas Jenaï le Sam 14 Nov 2009 16:20

Première partie du prologue d'une histoire que j'aime bian. D'abord.


Ce n’était qu’une histoire parmi tant d’autres, avec un début aux allures de conte de fée. Un récit fantastique, aux héros vaillants qui ne baissaient jamais les bras, parcourant le chemin de la justice et de la vérité accompagnés de grands dragons blancs, triomphant toujours contre le mal. La légende était ancrée dans les esprits et dans les cœurs, indétrônable, redonnant courage par sa force et sa pureté à tous ceux qui croyaient avoir abandonné espoir. Mais si toute légende est basée sur une réalité, qu’en était-il véritablement de cette dernière ?

Ce n’était qu’une histoire parmi tant d’autres, avec un début aux allures de conte de fée. Mais l’horreur enveloppa bien vite de ses ailes noires ces héros vaillants animés d’un désir de justice et de liberté. A force de combats, ils finirent bien par arracher aux forces sombres du monde un trésor inestimable. Mais au prix de quel sacrifice ? Combien de larmes avaient-ils versé, se relevant toujours malgré tout, malgré leurs blessures ?

Rien n’est plus cruel que la réalité. La légende avait retenu le nom de neuf hommes et femmes, ce qu’on appelait les Créateurs, et à juste titre. Elle évoquait également tous ces anonymes qui avaient perdu la vie dans la construction d’un idéal inébranlable, et n’oublierait jamais. Mais jamais elle ne parlait de la terreur qui saisissait ses héros lorsqu’un par un, leurs amis furent emportés par la Mort. Jamais elle n’exprimait leur solitude au fil des ans, et leur désespoir face à un destin figé dans le temps. Car elle les avait élevé au rang de dieux, omettant trop souvent le monde n’était ni blanc, ni noir, et qu’eux même n’étaient et ne seraient jamais des êtres parfaits.
Il n’y avait pas que cette subtile nuance que la légende avait oublié. Bien qu’elle ait pensé aux grands méchants de l’histoire, ceux qu’on avait appelé les Neuf Destructeurs pour faire opposition aux Neuf Créateurs, elle avait passé sous silence l’élément le plus capital, l’être central de cette machinerie infernale. Il était pourtant la cause de l’existence des Créateurs, la raison de leurs terreurs, et l’instigateur de leur chute aussi brutale qu’inattendue.

Mais qui finalement étaient ces Créateurs ? Et ces Destructeurs ? De quelle légende parlons-nous, à quel pays fait-elle référence ?

Nous nous trouvons sur Ylestoria, la terre où la magie est de mise. L’histoire que nous allons relater n’est pas celle de la légende, trop ancienne désormais, elle n’aurait aucun sens. Il ne nous reste donc plus qu’à créer une nouvelle légende, et espérer que cette fois-ci, rien ne sera oublié. Car c’est dans ce que l’on tait que transparaît l’essentiel…
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Re: La résidence des sadiques

Messagede Mackerel TINYCHEEKS le Dim 15 Nov 2009 00:39

Vaste projet en perspective...

Ca claque, c'est le genre de truc gigantesque que j'ai toujours rêvé d'écrire mais que j'arrive pas à m'y mettre, si tu le fait (ou si tu l'a fait), bravo. Il y a de quoi développer derrière, je suis curieux de savoir dans quel sens ça va tourner et surtout: est ce un prologue de nouvelle ou de roman ? Parce qu'autant je vois pas comment traiter le sujet en nouvelle, autant poster un roman sur un forum...

A suivre...
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Re: La résidence des sadiques

Messagede Kharas Jenaï le Dim 15 Nov 2009 00:48

Merci d'abord d'avoir lu ^^ oui c'est un roman que j'ai commencé à rédiger, mais une fois les deux cent pages dépassées, j'ai décidé de reprendre le début qui date de quatre ans et qui a besoin d'un sérieux coup de jeune. Je vais commencer à le poster ici au fur et à mesure, et puis après, si ça prend de l'importance, je penserai à un autre moyen de faire partager.

Pour se lancer dans un travail d'une telle envergure, je te conseille d'avoir des bêta lecteurs qui te poussent bien derrière. Moi par exemple,je suis harcelée lue par deux amies à moi, qui m'aident à rendre l'histoire plus vivante. Ca aide beaucoup. Il faut aussi que ce soit un vrai plaisir que d'écrire ça et que de se relire :lol:
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